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Taxe kilométrique camion en Belgique : ce qui a changé au 1er juillet 2026

Le 1er juillet 2026, la taxe kilométrique camion, officiellement appelée redevance kilométrique, a augmenté simultanément en Flandre, en Wallonie et à Bruxelles, le jour même où les Pays-Bas remplaçaient l’Eurovignette par un péage au kilomètre. Pour un transporteur qui travaille sur l’axe E42 et vers les ports néerlandais, la facture annuelle par camion change nettement. Voici ce qui a bougé, région par région, et ce que cela implique pour l’organisation des tournées.

La taxe kilométrique camion en Belgique, rappel du système

Depuis avril 2016, les véhicules de plus de 3,5 tonnes paient une taxe kilométrique sur les routes belges. Le montant dépend de la masse du véhicule, de sa norme Euro et désormais, en Flandre, de sa classe CO₂. Le paiement passe par un boîtier embarqué fourni par l’un des six prestataires agréés. Viapass, l’organisme interrégional qui coordonne le système, publie les tarifs fixés par chacune des trois régions. En Wallonie, la SOFICO réinvestit les recettes dans l’entretien et la réhabilitation du réseau structurant.

Péage camion en Flandre : une composante CO₂ depuis le 1er juillet 2026

Le changement le plus lourd vient de Flandre. La taxe kilométrique camion y intègre désormais une composante liée aux émissions de CO₂, avec cinq classes allant des véhicules les plus émetteurs aux véhicules à zéro émission. Selon la RTBF, les tarifs flamands s’étendent maintenant de 0,009 euro par kilomètre pour un camion léger à zéro émission à 0,395 euro pour un véhicule lourd Euro 0.

Les transporteurs ont dû déclarer eux-mêmes la classe CO₂ de leurs véhicules avant le 1er juillet, Viapass ayant mis un calculateur en ligne en avril 2026. Selon la fédération Febetra, citée par trans.iNFO, 93 % des camions se retrouvent dans la classe la plus chère, ce qui représente pour la plupart des opérateurs une hausse d’environ 40 % de la redevance flamande, les camions à zéro émission restant rares et coûteux.

Prix de la taxe kilométrique en Wallonie et à Bruxelles

En Wallonie, la SOFICO avait déjà appliqué au 1er janvier 2026 une indexation moyenne de 1,91 %, justifiée par la hausse des coûts des matériaux et de la main-d’œuvre sur les chantiers routiers. Selon la RTBF, la grille wallonne en vigueur au 1er juillet s’étend de 0,061 à 0,267 euro par kilomètre hors TVA. Bruxelles a également indexé ses tarifs, de 0,017 à 0,267 euro sur autoroute et de 0,024 à 0,390 euro sur les routes régionales et locales, plus chères pour décourager le transit en ville.

Pays-Bas : le péage au kilomètre remplace l’Eurovignette

Le même jour, les Pays-Bas ont abandonné l’Eurovignette au profit d’une taxe au kilomètre pour les poids lourds. Febetra estime le surcoût à environ 12 000 euros par an et par camion pour un transporteur qui roule régulièrement en Belgique et aux Pays-Bas, soit près de 240 000 euros pour une flotte de 20 camions. Pour un opérateur qui reste en Belgique, la hausse est évaluée à environ 3 000 euros par véhicule et par an.

Ce que la hausse change pour les transporteurs

La hausse de la taxe kilométrique camion tombe dans un contexte déjà tendu. Selon GraydonCreditsafe, 547 entreprises de transport ont fait faillite en Belgique entre janvier et août 2026, soit 11,88 % de plus qu’à la même période de 2025, un record pour huit mois. Les petites structures sont en première ligne, et la hausse des péages figure parmi les causes citées avec le coût du travail, le carburant et l’allongement des délais de paiement.

Quand chaque kilomètre est taxé, les kilomètres improductifs pèsent davantage. Un camion qui tourne en fin de journée pour trouver une place libre paie la taxe kilométrique sur chaque détour, consomme du temps de conduite et s’expose à un arrêt improvisé, parfois sur la bande d’arrêt d’urgence. Planifier l’arrêt à proximité immédiate d’une sortie d’autoroute, en cohérence avec la réglementation sur les temps de conduite et de repos, réduit ces kilomètres perdus, surtout en ville où les tarifs bruxellois sur le réseau local sont les plus élevés.

Deux arrêts à 2 km de l’E42

Nos sites de Charleroi-Gosselies et de Seneffe se trouvent respectivement à 2 km de la sortie 16-16bis et à 2 km de la sortie 18 de l’E42. Le chauffeur quitte l’autoroute, se gare dans un parking clôturé, gardé et vidéosurveillé 24h/24 et 7j/7, puis reprend la route sans détour par le réseau secondaire. Les emplacements se réservent à l’avance via Travis, SNAP, Bosch Secure Truck Parking, Trucks’nB ou sur notre page de réservation.

Questions fréquentes

Qui paie la taxe kilométrique camion en Belgique ?

Tous les véhicules de plus de 3,5 tonnes, belges ou étrangers, sur les routes soumises à péage des trois régions, via un boîtier embarqué fourni par un prestataire agréé. Le nom officiel est redevance kilométrique.

Quel est le prix de la taxe kilométrique pour un camion en Belgique ?

Il dépend de la région, de la masse, de la norme Euro et, en Flandre, de la classe CO₂. Depuis le 1er juillet 2026, il va de 0,009 à 0,395 euro par kilomètre en Flandre, de 0,061 à 0,267 euro en Wallonie selon la RTBF, et jusqu’à 0,390 euro sur le réseau local bruxellois. Les grilles à jour sont publiées par Viapass.

Qu’est-ce qui a changé en Flandre au 1er juillet 2026 ?

La redevance kilométrique intègre une composante CO₂ en cinq classes. Les tarifs vont de 0,009 à 0,395 euro par kilomètre, et la grande majorité des camions diesel se trouve dans la classe la plus chère.

Les Pays-Bas ont-ils aussi un péage camion ?

Oui. Depuis le 1er juillet 2026, une taxe au kilomètre pour poids lourds remplace l’Eurovignette aux Pays-Bas.

Comment limiter l’impact de la hausse ?

En réduisant les kilomètres improductifs, notamment les détours en fin de journée pour trouver une place, grâce à des arrêts réservés à l’avance près des sorties d’autoroute.